30 Avril 2015
La région du "Bitcherland" possède une longue tradition d'ouvrages fortifiés. La citadelle de Bitche en fait partie. La ville est en plein coeur du dispositif de la ligne Maginot.
Bitche était, jusqu'à un passé très récent, une ville-garnison importante, dotée de champs de tirs et de manoeuvres d'une superficie de 3500ha et qui s'étendent jusqu'à la frontière Allemande.
La citadelle, érigée en 1679 sous Louis XIV d'après les plans de Vauban, fût démantelée puis reconstruite en 1741 par Cormontaigne (sous Louis XV).
Elle est la propriété de la ville de Bitche depuis 1960.
Anciennes capacités de combat : quatre bastions aux angles du corps central, deux bastions détachés aux extrémités (petite et grosse tête) ci dessus.
Le type de fortification : bastionnée, bastions d'infanterie, arsenal, poudrière, dispositif de défense de l'entrée du fort, 2 ponts levis, souterrains à l'épreuve avec équipements de ravitaillement et de communication.
Rampe d'accès à la citadelle, le dénivelé moyen entre le pied du glacis (niveau Ville) et les parapets supérieurs : 65 mètres. Equipés de casques audio, totalement indépendant (système infra rouge) nous allons pouvoir plonger dans les entrailles du monument.
La hauteur moyenne des courtines est de 30 mètres.
la longueur du plateau supérieur (hors bastion extérieurs) est de 300 mètres
la largeur moyenne du plateau supérieur est de 40 mètres.
Anciennes capacités de garnison : jusqu'à 1000 hommes, 5 corps de caserne, chapelle, boulangerie, 10 corps de garde, 5 citernes, abris casematés et équipements de siège dans 3000 m2 de souterrains.
L'altitude sur le plateau : 365 mètres.
Les pages les plus glorieuses de l'histoire de la forteresse sont celles de la guerre Franco-Allemande de 1870-1871.
Assiégée pendant 230 jours, la citadelle, sous les ordres du Commandant Teyssier, résista aux assauts d'une armée de 7000 Bavarois et à trois bombardements meurtriers.
Malgré l'armistice du 18 janvier 1871, Teyssier, qui n'avait aucun ordre officiel d'évacuation, maintint une défense sans relâche jusqu'au 27 mars 1871.
Durant la Première Guerre Mondiale, elle n'eut pas à souffrir des hostilités.
La Seconde Guerre Mondiale et les bombardements des Alliés de 1944-1945 sonnèrent définitivement la fin de l'exploitation militaire de la Forteresse, il ne fut plus jamais question de sa réhabilitation en caserne.
Le drapeau Français flotte sur la citadelle et sans doute pour très longtemps.
Nous avions promis de venir découvrir cette nouvelle adresse, les Amis du Lac à Haspelschiedt, parole tenue.
cet endroit donne envie de se "poser" et de profiter du cadre superbe, au bord du lac.
Le repas correct et la propreté de l'établissement nous ont satisfaits.
La cerise sur le gâteau de la journée : PIRMASENS, Capitale de la chaussure.
Oui, mais "das war eimal" comme me le précisera une dame à qui je demandais les bonnes adresses de la ville pour s'équiper en bonnes chaussures.
Bref, nous rentrerons bredouille, en retenant au passage que Béatrice a "cassé" les pavés de cette belle ville.
Une des rares enseignes de la ville, même là, nous n'avons rien trouver pour nos pieds, pourtant si fragile. Bref la prochaine fois nous irons directement à Zweibrucken, je pense que nous aurons plus de chance de dépenser un peu d' euros !!
Humble, souvent déchirée par les ronces, souillée par la boue.... la chaussure est capable de conduire l'esprit jusqu'à l'histoire des peuples et des civilisations. (Jean-Paul ROUX)